Fév 26

Le trafiquant de drogue présumé à nouveau remis en liberté (LeParisien.fr)

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Condamné à 12 de réclusion, Mohamed Hideur, 44 ans, a été remis en liberté pour la seconde fois suite à une nullité de procédure.

C’est un nouvel épisode dans un dossier qui n’en manque pas. Lundi 6 novembre, la cour d’appel de Paris a remis en liberté Mohamed Hideur, un homme de 44 ans pourtant condamné à deux reprises à 12 ans de prison pour trafic de drogue. Cette décision fait suite à un récent arrêt de la cour de cassation qui a annulé la seconde condamnation du trafiquant présumé. Il est désormais placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son troisième procès dont la date n’a pas encore été fixée.

L’enquête dans laquelle Mohamed Hideur est impliquée avait eu pour point d’orgue la découverte d’un laboratoire clandestin à l’Ile- Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en 2012. Lors de la perquisition, les gendarmes avaient découvert 5 kg de cocaïne, 45 kg de différents produits de coupe, deux presses artisanales, un kilo de cocaïne en préparation, un pistolet et des munitions. En 2014, les sept prévenus renvoyés devant le tribunal, dont Mohamed Hideur, avaient été condamnés à des peines allant de 3 à 14 ans de prison.

Un troisième procès à venir

Au printemps 2015, ses avocats avaient déjà obtenu sa remise en liberté suite à une nullité de procédure. Après un an de cavale, Mohamed Hideur avait été rejugé par la cour d’appel de Paris en juin 2016. Et une nouvelle fois condamné à 12 ans de prison.

Or, le 21 juin dernier, la cour de cassation a annulé cet arrêt. Motif de la décision : la cour d’appel a eu le tort de ne pas contraindre les témoins cités par la défense à se présenter. Des témoins très particuliers puisqu’il s’agit, notamment, des indics qui ont permis aux gendarmes de la section de recherche (SR) de Paris de démanteler ce réseau. Des indics qui se retrouvent, en outre, mêlés à une affaire d’escroquerie qui éclabousse la SR. En mars 2016, deux gendarmes de la SR de Paris ont ainsi été mis en examen pour complicité d’abus de confiance et de faux en écriture publique, et usurpation de titre. Ils sont soupçonnés d’avoir aidé -voire encouragé- leurs deux indics à monter une escroquerie aux dépens des trafiquants et de leurs proches.

Le troisième procès devrait donc se dérouler dans une ambiance particulièrement tendue. «C’est la seconde fois que mon client est remis en liberté après une condamnation suite à des irrégularités procédurales», souligne Me Yassine Bouzrou, l’avocat de Mohamed Hideur.

Source : LeParisien.fr – 8 novembre 2017